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LES VILLAGES DE LA VALLEE DE L’ORB

L’Orb est un fleuve qui prend sa source dans les Cévennes et qui relie celles-ci a la Méditerranée. Il passe par des villes comme Bédarieux ou Béziers et se jette à Valras plage. Tout le long de ce fleuve, on trouve de splendides petite villages très typiques. Cet itinéraire est au départ de Clermont l’Hérault.

BEDARIEUX :

Situé au conflent de l’Orb et de la Vebre, la ville est au pied du parc naturel régional du haut languedoc. Ce fut une ville industrielle et minière au 19° siècle, son architecture a conservé les témoignages de ce passé florissant. On y trouve de grands bâtiments comme des anciennes biscuiteries ou des tanneries. Un poète célèbre de la ville FERDINAND FABRE. C’est la ville capitale du haut Languedoc avec 6500 habitants.

Des monuments : les églises Saint Alexandre et Saint louis du 12 au 18° siècles

HEREPIAN :

Petit village célèbre pour sa fonderie de cloches qui date de 1600 et qui fait partie des 3 fonderies nationales. L’activité a commencé avec la fabrication de sonnailles pour le bétail car on trouvait sur place les éléments essentiel à la fabrication : le charbon et l’argile. A partir de 1920, la fonderie se spécialisa dans d’autres cloches : les clarines et la cloche d’église. Aujourd’hui  elle fabrique encore des sonnailles et des cloches d’églises qui vont dans la France entière

LAMALOU LES BAINS :

Station thermale et centre de soin réputé. En 1634 le seigneur Poujol Pons de Thezan fit aménager un bassin afin de recueillir les eaux des sources chaudes (la source Usclade coule à 52° et la source de la Verniere à 28°). La ville a une architecture du 19° siècle avec un théâtre et un casino qui datent de 1880. C’est une ville avec beaucoup d’animations avec notamment le festival d’opérette en été.

POUJOL SUR ORB :

Village fortifié médiéval avec d’anciens remparts, des échoppes du Moyen age, des maisons avec des fenêtres à meneaux, un puit couvert. IL reste une fresque du 17° siècle dans l’église.

COLOMBIERE SUR ORB :

Paysage de moyenne montagne avec des pins, des toits en ardoises et des hautes falaises

MONS LA TRIVALLE :

Le petit village se situe au pied du Caroux qui culmine a 1091 mètre et des gorges d’Heric.

Les falaises sont propices a l’escalade. De plus nous entrons dans le parc naturel régional du haut Languedoc qui se situe sur 2 départements (Hérault et Tarn) et deux régions. Il fut crée en 1973, se situe sur 73 communes et compte 80000 habitants. Le parc est protégé et la réglementation est très stricte surtout au niveau de la chasse et de la pêche

OLARGUES

Dès l’origine, le piton rocheux d’Olargues résista aux eaux du Jaur et força les envahisseurs à le contourner. Le donjon du château féodal construit au XIIème siècle  domine fièrement la vallée, solidement planté sur la cime du roc. Dernier mais solide vestige de la place forte qui fût rasée en 1629, sur les ordres du Cardinal de Richelieu, ainsi que le furent la plupart des fortifications érigées en ce Languedoc indocile et farouchement indépendant.

Bien avant ce démantèlement,  Olargues et sa région avaient été colonisés par les Romains, et la cité avait été incorporée dans la ligne des avants postes plantés à la limite de la province Narbonnaise, face aux turbulentes tribus des Gaulois Arvernes. Puis, après le déclin de la paisible civilisation Gallo-romaine, Olargues avait vu passer toutes les invasions barbares qui toutes empruntaient ce couloir facile, des vallées de l’Orb et du Jaur, route naturelle de Bédarieux à Saint Pons. En 476, les Wisigoths plantèrent leurs tentes dans la région qui les séduit c’est pour cela qu’ils ne la quittèrent plus !

Au début du VIIIème siècle les Sarrasins (ou Maures) firent bien une incursion dans cette région, mais ne s’y attachèrent point, laissant néanmoins  une petite colonie à Mauroul .

Ce n’est qu’au XIIème siècle que fût bâti le château-fort d’Olargues, et les fortifications de la ville au XIIIème. De ces dernières il reste peu de traces sauf les portes du Baux et la porte Neuve. Et bien entendu les ruelles montantes du pont du Diable jusqu’à l’enceinte de la citadelle. Ce pont du diable aux origines imprécises qui depuis sept siècles franchit les eaux du Jaur d’une seule enjambée.

 Mais hélas, le suzerain de la cité d’Olargues, se trouvait être par le biais des coutumes féodales, vassal du Vicomte de Minerve, lequel était aussi le vassal de Raymond Trencavel Vicomte de Carcassonne ce qui lui valut, durant la croisade lancée contre les Albigeois de voir son château assiégé et pris par les troupes de Simon de Montfort en 1210.

Ce n’est semble-t-il qu’après quelques siècles de paix relative que l’histoire retrouve Olargues durant le XVIème, quand les guerres de religions déchirèrent particulièrement le Midi de la France.

Le château et la cité passèrent successivement aux mains des papistes et des calvinistes, qui finirent tous, sous un étendard religieux, par n’être plus que des bandes de pillards redoutés des pauvres gens. Et l’on retrouve dans la région la trace d’un sinistre capitaine Pierre qui s’illustra dans le pillage organisé. Tout se termina,  en 1629 lorsque les troupes de Louis XIII envahirent tout le Languedoc et rasèrent les fortifications derrière lesquelles se retranchait la population .

 Pendant la Révolution, Olargues devint chef lieu de Canton, titre que la ville a conservé depuis. Petit chef lieu, 570 habitants, d’un grand canton regroupant 13 communes, parsemées sur les coteaux tournées vers les vignobles du Biterrois, et produisant des crus renommés, comme Roquebrun, Berlou, Vieussan, Ferrières, classés sous l’appellation AOC St Chinian.

D’autres bâties sur les rives de l’Orb et du Jaur : Colombières, Mons la Trivalle, Saint Etienne d’Albagnan, Prémian. D’autres enfin accrochés aux flancs de l’Espinousse ou du Caroux et qui se nomment Saint Martin de l’Arçon, Saint Julien d’Olargues, Saint Vincent d’Olargues, Cambon et Salvergues. Tout le canton est donc composé de villages ou de hameaux bien typés, avec des vestiges (ponts, chapelles médiévales……)

ROQUEBRUN

Le village est surnommé « le petit Nice du Languedoc » à cause de ces nombreux mimosas. Une fête célèbre cet arbre début février à l’occasion du carnaval. Par ailleurs c’est un village médiéval car on retrouve une tour médiévale et un moulin sur l’Orb qui date du 17°

Le jardin méditerranéen fut créé en 1986 par le collectif agricole pour le développement de l’environnement (CADE). Il a pris naissance sur des terrasses exposées plein sud, protégées du vent du Nord par les orgues dolomitiques. Il y a 4000 plantes et plus de 300 espèces différentes.

On peut distinguer 3 secteurs :

Les plantes exotiques (cactus…)

Le sentier botanique (garrigue…)

Le verger méditerranéen

Ce jardin est en construction permanente et il ne cesse d’évoluer !

SAINT CHINIAN :

La ville fut bâtie au 7° siècle par des religieux. Elle restera sous la protection de l’église jusqu’en 1789. En 826 naissance du cru SAINT CHINIAN

PUISSERGUIER

Village médiéval de forme circulade de l’an 1000. Le château date du 11° et 12° et il reste de vestiges des remparts, de porches, et de tours qui portent le souvenir du passage des armées de Simon de Montfort.

 

 

Categories: L'Hérault

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