LE RHONEL

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LE RHONEL

Le Rhonel est le ruisseau qui traverse la ville de Clermont l’Hérault. Il était autrefois utilisé pour l’industrie drapière. Le long du ruisseau, le quartier industriel avec ses anciennes usines drapières, tanneries, filatures qui avaient besoin de l’eau pour fonctionner. Ce ruisseau de type méditerranéen coule peu en été mais devenir dévastateur lors de gros orages.

Son lit étroit dans une gorge de 50 m de largeur sur 150 m de longueur, encaissée entre deux parois latérales d’une centaine de mètres. Arrivé à une alti­tude de 38 m, il s’écoule sur une longueur de 7,5 km pour rejoindre la Lergue au « gour » (gouffre) du Rhonel (au pied de la falaise de Ceyras).La topographie de la région Clermontaise, suite aux mouvements du sol consécutifs aux pous­sées opposées des chaînes de Montagnes des Alpes et des Pyrénées ont créé une cassure occa­sionnant la Cluze du Ronel (I).

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L’INDUSTRIE DRAPIERE A CLERMONT L’HERAULT

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L’INDUSTRIE DRAPIERE

Clermont a toujours été une cité dynamique qui ne s’est pas contentée du prestige apporté  par ses illustres personnages. Ce dynamisme s’est surtout manifesté par une disposition exceptionnelle à s’adapter aux vicissitudes diverses contraignantes mais néanmoins surmontées. La plaine qui s’étale au pied des avants monts qui font à Clermont une ceinture de collines boisées ou caillouteuses formant un délicat vallon, ne pouvait que prédisposer à une production agricole naturelle. Mais  une autre particularité géographique a  inspiré l’ingéniosité des Clermontais pour en tirer parti, c’était le fait que les routes importantes du Bas-Languedoc se croisaient sur son territoire au point d’en faire un carrefour important, une aire de repos avant d’attaquer les rudes côtes du Larzac, de l’Escandorgue et de la Montagne Noire. Les romains, fameux pionniers et aménageurs y établirent naturellement le croisement de leurs célèbres routes,encore visibles aujourd’hui. On en trouve des preuves dans les vieux chemins dits  » de Clermont » jusque dans la vallée de l’Orb,chemin de St Gervais à Clermont, Chemin de la Vacquerie à Clermont.

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Le raisin de table

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Clermont, capitale du raisin de table !

Durant l’été, Clermont et ses environs se transformaient en capitale française du raisin de table. Ce dernier a supplanté l’industrie drapièere et à permi à la région clermontaise de survivre quelques décénnies.

En été, des expéditeurs, des groupeurs surtout de Catalogne s’ajoutaient à ceux vivant à Clermont, (Vidal, Fontz, Planas, Galtier, Maza, Bézayrie, Miro, Blanc, Carréres…) mais Nébian, autre capitale de raisins, attirait des files de coupeuse, trieuses ou emballeuses, et là, presque toutes les remises des rez-de-chaussée étaient pleines de personnel.

Les raisins, recueillis en corbeille, étaient soigneusement triés, débarrassés des grains secs, trop murs, des grains éclatés, et il fallait une certaine dextérité pour ne pas endommager la grappe, qui devait paraître intacte, et ayant conservé sa fleur, c’était le nom de l’impalpable poussière qui recouvrait le grain, et qui au moindre contact manuel laissait une auréole luisante de plus mauvais effet visuel. Les grappillons (petites grappes) étaient rejetées et vinifiées.

La grappe triée était transmise à l’emballeuse qui la posait dans le plateau que l’on avait bordé d’un support en papier festonné et aux couleurs de l’expéditeur, on achevait la mise en place par la « rivière » centrale sur laquelle on installait comme sur un trône 2 ou 3 superbes raisins  il ne restait que l’amener au marché aux raisins, le confier à l’expéditeur – acheteur ou le confier à un transitaire ou groupeur, dans certains cas on le donnait à un mandataire aux Halles, qui tous les jours télégraphiait le prix de vente. Le matin, à la «fraîche» comme on disait, on avait coupé avec un premier tri pour débarrasser les grappes des grains tachés ou coulants, l’après-midi on emballait, au début ce fut dans des corbeilles, puis par la suite dans des plateaux, à un ou deux rangs qui avait l’avantage d’être superposables, alors que les corbeilles, exigeaient pour être surélevées la pose de liteaux en bois afin qu’ils ne glissent pas dans le wagon, mais surtout pour que les raisins ne soient pas abîmés pendant le transport.

C’était une activité extrêmement lucrative, un vrai pactole pour le Clermontais qui avait su devenir la «CAPITALE DU RAISIN DE TABLE» à la fois par l’importance de son marché aux Raisins, la qualité de sa production, mais aussi par les capacités de transport données par la gare de Clermont, où partait chaque jour deux trains de wagons.

A souligner l’important effort de promotion que faisait le Syndicat d’initiative qui installait au bout des allées du Tivoli une station uvale où l’on pouvait déguster du raisin et boire du jus de raisin.

On commençait par le raisin précoce «La Madeleine», mi-juillet, puis le Chasselas on s’arrêtait pour les vendanges du noir (Aramon, Morastel, Hybride, Carignan) on recommençait le raisin par la noire oeillade (la bien nommée par la forme de son grain en amende) et on terminait par le Servent, en Octobre, on avait auparavant vendangé le Bourret Blanc et Cris et terminé par la Clairette, le tout s’étalant presque sans interruption jusque longtemps après la rentrée des classes qui était ouverte le 1er Octobre.

Il y avait d’ailleurs une tolérance de la part de l’instruction publique qui ne pénalisait pas les élèves attardés à rentrer et qui faisait un gros effort soutenu par leurs instituteurs attentionnés et soucieux de faire rattraper les enfants de pauvres. Pendant près de 15 jours pour ne pas pénaliser les retardataires on faisait des lectures, des révisions, enfin on meublait le temps.

Cet argent bénéfique avait une conséquence un peu déplorable, en effet le méridional, et le Clermontais en particulier étant assez joueur, on voyait apparaître pour les Fêtes du pioch, de la gare, de la Coutellerie, de la Frégère, de Rougas, les Biribis et les Monacos  où l’on misait gros, comme les jeux d’argent étaient, soi-disant interdits, pour la forme on installait sur une étagère dans la baraque, quelques kilos de sucre qu étaient les lots officiels. Tout cela sous l’œil des gardes ou gendarmes qui passaient droits comme un «i» sans daigner jeter un regard latéral.

Les vendanges à l’époque ne bénéficiaient pas des moyens mécanisés actuels, malgré les longues heures de travail et du temps consacré au transport pour arriver sur le lieu de récolte elles se déroulaient la plupart du temps dans une ambiance très particulière qui faisait oublier la fatigue et les conditions climatiques parfois très dures.

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LE CHEMIN DE FER A CLERMONT L’HERAULT

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LE CHEMIN DE FER A CLERMONT L’HERAULT

 Clermont, cité industrielle et commerciale, avec ce dynamisme particulier que nous avons développé dans nos précédentes publications, n’a pas laissé passer l’occasion de promouvoir et d’utiliser ce nouveau moyen de transport révolutionnaire et effaceur de distance. En 1823, fut édifiée la première ligne de St Etienne à Andrezieux. En 1823, arrivée dans notre région la ligne Montpellier à Cette (Sête).

1841 Paris – Lyon Méditerranée (RL.M.).1863 Mars arrivée à Clermont du Premier Train de la ligne Vias à Lodève, avec correspondance à Vias avec la ligne R.L.M. arrivant à Béziers.

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L’HUILERIE COOPERATIVE ET LES OLIVIERS

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L’HUILERIE COOPERATIVE DE CLERMONT L’HERAULT

L’olivier, un arbre millénaire aux accents de la méditerranée.

Arbre mythique, symbole de paix et de prospérité, l’olivier est une espèce privilégiée dans le paysage méditerranéen. L’oléiculture plonge ses racines dans la Préhistoire, l’Antiquité grecque et romaine. L’olivier connaît une production irrégulière avec de nombreux aléas. Périodiquement le gel décime les vergers qu’il faut replanter. Après le gel de 1956, qui a provoqué la fermeture de presque tous les moulins, s’est amorcé un mouvement de renaissance de l’oléiculture avec 3 objectifs principaux: son développement, l’amélioration de la qualité de la production et la médiatisation. Aujourd’hui les olivettes (vergers à oliviers) renaissent plus nombreux d’années en années et le paysage s’éclaire à nouveau de leurs éclats argentés. Cette relance n’est pas seulement synonyme de production économique, mais aussi de beauté et d’environnement. Elle est aussi porteuse d’identité et d’histoire.

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CLERMONT VILLE MARCHANDE

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CLERMONT VILLE MARCHANDE

Cette appellation peut paraître péjorative. Certains pourraient n’y voir que le côté lucratif et mercantile, en contradiction avec les qualifications qui caractérisent les autres activités considérées plus dignes ou méritoires, comme par exemple le civisme, le social, l’éducatif, les arts, etc…

Pourtant, en réfléchissant aux raisons qui ont justifié cette dénomination ancestrale, nous pouvons constater que cette activité de la société était absolument nécessaire puis­qu’elle est la base de l’humanisation des rapports entre les personnes qui ne pouvaient se satisfaire uniquement des échanges et des trocs, ces derniers trouvant rapidement leur insuffisance.

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LE MARCHE DE CLERMONT

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LE MARCHE DE CLERMONT L’HERAULT

AL MERCAT DE CLARMOUN

Cité dans les textes dès 1149, le marché du mercredi matin à Clermont l’Hérault est une institution pour les clermontais et les villages alentours. Au moyen age, la ville comptait plusieurs places dédiées aux marchés : blé, huile, cochon, volaille, poisson, légume, charbon… Des halles permettaient un marché quotidien, elles ont disparu avant la Révolution. Encore en centre historique, reste les noms de ces anciens marchés. De nos jours, le marché reste principalement placé autour de l’église et de la mairie (voir ci dessous-) mais s’agrandit en été ou il accueille de trés nombreux touristes



Voici le marché de Clermont en 1913 !  Le marché aux cochons et aux volailles était autrefois très important dans la ville.

Aujourd’hui le marché de Clermont reste une véritable institution pour les Clermontais et les villageois des alentours. Tous les mercredis matin des milliers de personnes (surtout en été) envahissent le centre ville et profitent des différents commerçants et artisans qui exposent.