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ECRIVAINS ET POETES CLERMONTAIS

Le goût de l’écriture a suscité de nombreuses  vocations chez les Clermontais qui ont tenu à transcrire leurs idées, leurs préoccupations, leurs connaissances leurs informations leurs idéaux, leurs rêves, enfin tout ou à peu près tout ce qu’inspire l’esprit de l’être humain. Certains ont survécu à l’oubli de nos compatriotes, tels  J.A. PEYROTTES  Jules Boissiére, Fernand Mery, l’Abbé Durand, Ernest MARTIN, Gaston COMBARNOUS, mais combien  d’autres mériteraient d’en sortir pour qu’un éclair, un rayon lumière, une lueur dégagée de quelques écrits enjolive, égaye, enchante quelque instant ceux qui les découvriraient. Beaucoup  sont enfoui  dans quelque tiroir, dans une vieille  malle, leur goût d’écrire resté à jamais dans le cimetière des rêves perdus. Une période a été propice à l’éclosion de talents cachés, celle marqué pas deux  années de parution du « Troubadour » en 1921 et 1922 quand, cette publication dirigée par une équipe animée par Gaston Combarnous a fait connaître de nombreuses poésies, nouvelles, récits qui font découvrir de nombreux talents et en particulier des savoureux versificateurs en « patois » dont la verve étonnante enchanterait encore aujourd’hui de nouveaux lecteurs.

Nous avons relevé en outre d’autres publications: L’indépendant de LODEVE en 1876. Le petit Clermontais Hebdo en 1925, en 1928 La voix du peuple, 1929 le petit contribuable, Le clouquié (du Doyen Rul Octobre 1957 à Avril 1959. Les Amis de Clermontais n° 1 à 12 1974/75. Le Clermontois animé par André CHALAGUIER de sept 1987 à octobre 1984  l’écho du planol (1984). Mais, nous  ne  saurions  oublier  de G. R. E. C. qui sous l’impulsion de Jacques BELOT depuis 1976 publie des bulletins d’une richesse documentaire exceptionnelle et qui ont Fait découvrir de nombreux auteurs parmi les­quels nous citerons, outre le fondateur Jacques BELOT, Jean et Daniel ORLIAC, Arnaud Bernadette, Alessandri , Raphael Abbé Alzieu, Arnoud Victor, Brengues Michel,  Cambau  Claude  Cons Georges, Chalaguier André, Combes Paulette, Creissac Yvon, Delmas Léon, Dunoyer Robert et Jean-Paul, Do Renée, Garcera Dominique, Gorcia, Dominique,  Ginouves Olivier, Abbé Edouard Maitre, Martin Phillipe, Mestre Paul, Micola Luç Molinié Jacques, Olive Christian, Ponton Bernard et Geneviéve, Prades Henri, Rives ArIette Schneider Laurent, Thibert Jacques, Via/et Charles, Vieu AIFred, Rouquette Daniel, Caylus René, Bonnet André  et Renée, Bonnery François, Guiraud Robert….

ALPHAUD GABRIEL (Alias Jacques de l’Arnet) Directeur de Comedia, journaliste réputé fait construire une tour près du château pour y méditer, collaborateur du Troubadour (Clermontais) Secrétaire du Temps.

 ANDRE LOUIS (André de Régis) Professeur d’Histoire au Collège de Clermont (histoire 1897 du Collège Communal, histoire de la Révolution en Lozère 1894 Arsene Houssaye , S. Leonard 1897) le Troubadour 1922.

BALESTIER JEAN Prix de poète en 1928 à Montpellier pour une ode à Victor Hugo, plus connu comme polémiste politique local en 1927.

BARRAL PAUL    Avocat, Maire de Clermont de 1940 à 1944, auteur d’une thèse très documentée sur l’histoire de consulat à Clermont.

BOISSIERE JULES né le 17/4/1863 à Clermont mort le 12/8/1897 à Hanol où il était Vice-Résident de France époux de Mile Thérèse Roumanille Reine du Félibrige) à 18 ans journaliste à « Justice de Clemenceau » auteur de nombreux ouvrages  fumeur Opium ‘, « recueil de poésies provenciales », Comédiens ambulants », ‘journal d’un fusillé », Blockaus incendié, « propos d’un intoxiqué », « devant l’énigme », est considéré comme l’égal de Claude Farrere et comme le plus grand des écrivains coloniaux. Il Possède une statue et une rue à Clermont

BONNEVILLE ERNEST Auteur d’un recueil de vers en 1862, « Les accents du coeur »

 BANS LOUIS 1797, (lou fratouer) Perruquier, un des fondateurs du Grenier poétique en 1838 avec Peyrottes

CABIROU PAULIN 1893, opuscule édité par S.Léotard, un repas d’amich (d’amis), très savoureux une vrai tranche de vie au Mas

CANS GEORGES Coiffeur à Clermont, fier d’être le descendant d’une famille de perruquier de cinq générations auteur de recueil de vers libres et enjoués

CLERMONT GILBERT Pseudonyme occasionnel de Gaston Combarnous.

COSTE MAURICE : dit Maurice Jean LOUY fondateur du Troubadour avec son ami Combarnous en 1921, de l’Artistic-Club, chroniqueur.

 BONNERY François Aspiranais, mais excellent historien, auteur d’un livre sur CURÉE Jean-François Héraut de l’Empire, où grâce à lui ont a appris la curieuse destinée de ce Saint Andréen, député à Paris, ne vote pas la mort de Louis XVI ; réussit à échapper à la terreur, est choisi par Bonaparte comme « Héraut » et parvient à convaincre les « Tribuns » de le nommer empereur, Auteur également de nombreux articles historiques.

CREMIEUX ALPHONSE Auteur de la vie Economique à Clermont au XVIIsiècle, ouvrage précieux paru en 1939 sur l’étude de compoix (anciens cadastres).

CROS PAUL dit Pol de Sorre 1839 auteur d’un livre ..’.Lôùis Types de clarmount », frondeur, satyrique et désopilant écrit en patois

DELPON GUSTAVE 1817/1894 auteur de libellés édités chez 5 tEOTARD, anticlérical, philosophe, moraliste, quelque titres : Agriculture et viniculture, Finances, Paraphrase du pater, Chrétien ou Catholique, Guerre à la guerre.

 DEDREA MARTIAL 1878/1946 Mestre en gai sabe dcl félibre (maître en gai savoir) son poème de « loulivie » est un chef d’œuvre.

DEJEAN FULCRAN 1807 Encoleur, un des membres du Grenier poètique.

DELPON DE LAS CABRAS (dupont des chèvres), Alias STEULE auteur de la Pimpanella.

 DIE EMILE auteur de la chanson (musique de Bertrand). Le Noèl de tout le monde.

 DUCOLDEGAJO MILHAU Jean Baptiste 1851/1928, auteur de nombreuses chansons en patois Lou Clouquié, Nostre reloche (notre horloge), La gleiza de St Paul, également d’excellents opuscules, Lou mercat de Clarmoun(le marché) Le Pardessus du Père Poulard, et un beau testament pour safamille Lous conseils de noum rei de gran (conseil du Bisaieul)

 DEDIER JEAN 1804 Boulanger autre fondateur du Grenier poétique

DURAND FRÉDÉRIC 1803 Epicier, frère de Abbé Durand, également Grenier poétique.

DURAND AUGUSTE 1801 auteur de l’histoire de Clermont en 1857

FLEURY-GENJEZ  Histoire de Clermont en 1885.

 GARCIA DOMINIOUE contemporain, auteur dune thèse magistrale sur l’oppidum de la Ramasse, découvert en 1980 chercheur du C.N.R.S. « Entre Ibéres et Ligures » son traité englobe également des découvertes préhistoriques de la région.

GOSSE RENÉ Doyen de la Faculté de Sciences de Grenoble, fusillé par les allemands, en 1898, il écrivait sur la Cigale Clermontaise.

GOUTTES EDGAR 1926 auteur d1une étude « Les eaux d’alimentation de Clermont » (pharmacien)

JULIEN (ABBÉ)   1645 auteur de l’histoire Chronologique des anciens Guilhem

LEOTARD SATURNIN 1835/1912, nouvelliste, poète mais surtout archiviste, sa notoriété était grande en France, cor­respondance avec Sainte-fleuve, membre éminent de Société nationale, il s’établit Libraire, puis imprimeur à Clermont en 1876, il devint un éditeur de livres d’an, mais aussi de ces libellés dont nous avons parlé précédemment, grâce à lui combien   d’excellents écrivains seraient restés inconnus.

MALAVIALLE EMILIEN 1926 « Lou Cochonnet du père Laurent « Programme des fêtes ».

MARTIN ERNEST Officier de marine historien, auteur d’une histoire de Lodève, Génealogie des Guilhem (1892 ) qui fait autorité, Cartullaire de la ville de Lodève (1900) descendant de la famille des Drapiers « MARTIN, possesseurs de l’hôtel des Martin Rue Louis Blanc.

MAROUES EMILEauteur de la chanson de Clans (Clans es miù).

MAROUEZ CHARLES 1858 auteur de la Clermontaise.

MEYNIER BERNARD 1604 Jésuite, théologie de grande notoriété auteur de 20 livres

MERVANTOINE 1887/1983 fils de commerçant Clermontais, auteurs de 20 livres spécialiste en psychologie anima­le Grand Prix de la Sté des gens de lettre, docteur vétérinaire, journaliste, probablement le plus célèbre sur le plan natio­nal.

MAISTRE JULES 1894 (des moyens pour rendre nos populations heureuses), (nécessité de construire le canal d’irri­gation du Rhône).

MICHALLIS SÉBASTIEN :1594/1647 promoteur de la réforme d’occitanie (v/Archimbaud) inaugurée en 1594 au couvent des Dominicains de Clermont.

PASTRE LOUIS :1863/1907 Auteur d’un ouvrage unique et méconnu. « Le sous-dialecte Languedocien de Clermont l’Hérault », où nous apprenons de biens curieuses particularités d’un langage essentiellement Clermontais, écriture, pho­nétique, grammaticale empli d’axiomes, proverbes, expressions et noms curieux qui sentent bon le terroir.

MARTIN PHILLIPE Notre contemporain, dont les ouvrages commencent à avoir notoriété nationale et même inter­nationale, écrivain, botaniste, photographe, illustrateur, conférencier, parfois chanteur, ce Clermontais d’adoption est également un défenseur passionné du patrimoine local, ses publications sont prisées, ses livres « SALAGOU la couleur 1987 » et « Nature Méditerranéenne en France 1997 » sont magnifiques

PEYROTTES 1813/1858 Jean-Antoine, potier et fils de potier est probablement le plus connu de nos compatriotes, son  » Tionlat Paternel  » extrait de ses oeuvres patoisesémeut, nos concitoyens et sa vie mériterait d’être écrite.

PORTALES BARTHELEMY né en 1840 Secrétaire de mairie à Clermont, auteur de 3 volumes manuscrits en 1884, 1er volume : Les origines de 1789, 2ème : de 1789 au 18 Brumaire, 3 ème du 18   Brumaire  à  nos jours.  Les extraits publiés par le Troubadour (page 114/115 en 1921 montrent qu’il fut un excellent    narrateur  connaissant l’histoire locale. Relatant de nombreux incidents sanctionnés par la force publique qui sont révélateurs d’une façon de vivre très  populaire. Il serait utile de retrouver ces documents.

POUJOL HENRIOT 1905 collaborateur de la Cigale Clermontais (L’escarpolette, Diane)

RAMY PIERRE 1882 collaborateur au journal républicain, le petit Clermontais.

RIVES ARLETTE contemporaine: auteur de recueils de poésies, un ouvrage sur les mazet

ROQUES CLOVIS 1876/1958, Peintre, créateur des fresques disparues de l’ancien Théatre Municipal Majoral des Félibres, en 1928 fonda l’escola Peyrottes, organisateur de la Sainte Estelle en 1935 et 1952 à CLERMONT, initiateur du Monument dans la forêt des Félibres (Rocher des vierges) publia avec des illustrations personnelles « lo que cer­caba lo bonur » Nadal d’Ariégo (Noël d’Ariège) une ode à Mistral, recréa le syndicat d’initiative Né le 4 Septembre 1876 à SALLES D’AUDE. Après de solides études, (élève des Beaux Arts à Toulouse) il se fixa à Clermont en 1919, où avec son frère ils fondèrent une entreprise de Peinture Vitrerie, Bd Gambetta, Rue Coutellerie puis au 8 de la Rue des Calquières. On peut découvrir chez de nombreux particuliers de belles peintures murales qui montrent la qualité de son art. Son activité civique fut exemplaire dans de nombreux domaines, son dynamisme était entraînant et CLERMONT lui doit d’avoir été le Théâtre de Fêtes de dimension régionale et Nationale. C’est ainsi qu’en 1935, du 8 au 11 Juin, le 30/5 1952 il organi­se la St ESTELLA qui rassemblait les Félibres de France avec la présence de Mme Frédéric MISTRAL, où l’on inaugura le Monument J.BOISSIERE (Jardin Public, Le Bois de Ste Estella, le Roc des Deux Vierges, gerbe de fleurs au Monument PEY-ROTTES) avec des concerts, des danses, cortèges folkloriques, tambourinaires. Une cour d’amour. Nous devons signaler que tout cela fut possible grâce aux réali­sations antérieures de Clovis ROQUES, en effet il avait créé en 1928 L’ESCOLA PEYROTTAS, 130 membres en 1935, et fut désigné CAPISCOL et Majorai des Félibres. Il écrivait couram­ment en Languedocien et Provençal,ayant une facilité d’écriture qui lui permettait d’écrire des sonnets à toutes occasions, nous ne résistons pas au plaisir d’en transcrire un écrit en 1952 :

Un prouvèrbe dis que l’aucel

Troba toujours soun nis pus bel

Es vraî ! deljour de l’espélida

Es aqui qu’ompassa la vida

Om aima mai soun ourizoun

E de soun parla Ion ressoun

Aquijes de laguis ou gaire

Aïs bouns souens d’una tendra maire

Toutes lous jours soun agradiu

Tant ben, dins nosta passejada

Poudèmfura dins l’enconoutendra

Dau lou levant ! dau lou tremoun !

Lou nis lou pus bel es Clarmount

traduction

Un proverbe dit que l’oiseau Trouve toujours son nid plus beau, C’est vrai du jour de la naissance, C’est ici qu’on a passé notre vie On aime davantage son horizon Et de son parler la résonance Ici on ne languit ou guère, Aux bons soin d’une tendre mère Tous les jours sont agréables, Aussi bien dans notre promenade On pourra savourer la rencontre. Du levant ou autre mont Le plus beau nid c’est Clermont

Ces activités n’étaient pas suffisantes Clovis ROQUES y ajouta, la présidence du Tribunal de Commerce pendant de nombreuses années, en 1941 il présidele Syndicat d’Initiative jusqu’en 1958. Lauréat des Jeux Floraux. Ayant combattu en 1914/1918 comme Lieutenant de Génie, il participa à la Campagne de France en 1939/1940

ROUQUET Léon   1836/1900 Maire de Clermont de 1865 à 1873 puis en 1976, auteur d’un délicieux poème 1‘Cigaléche » (sur le parler Clermontais) Lou Clapas, Prix de poésie en 1890 sur Montpellier

 ROUQUET BENJAMIN musicien en 1842 compose la musique du Tioulat Paternel – En 1885 écrivit Petite histoire des paysans.

 J.E.SAUMADE 1871-1902 Curé de Clermont (voir chapitre religieux) auteur de l’admirable Pélerin St Roch, les vies de St Guilhem et St Benoit d’Aniane

 TARDIEU CHARLES      1922 écrivain renommé (La maison du bout du quai) collaborateur du Troubadour.

 THIBERT JACOUES contemporain, collaborateur du Grec, petit-fils de Ronzier-Joly auteur de nombreuses chro­niques très documentées sur lieux ou personnages , présentateur et traducteur partiel de l’étude de JKJ THOMSON, pro­fesseur de l’Université de Cambridge sur CLERMONT de Lodève, 1633/1789, variations dans la prospérité d’une ville Languedocienne du Textile. Dans le même ordre idée, il faut signaler le monumental ouvrage de DIFFRE Suzanne (descendante des Verny) sur VILLENEUVETTE

 VAISSADE PAULIN :1864-1945 auteur de l’opérette « En panne à Clermont » musique de Joseph GEY, parolier de « Clermont séveille’, « de retour d’Alger en 1912 », parolier de pont de l’amour (musique GEY). Plus d’une vingtaine de ses poésies en patois Clermontais ont paru sur le Troubadour, certaines ironiques, d’autres prémonitoires, mais toutes savoureuses.

 VALETTE BENJAMIN Poème : La Chanson de Guilhem, Paysages occitans, Arabesques, recueil de vers « amour amer- divin mensonge 1957, dédié à son ami René Gosse admirable hymne à l’amour.

 VIGNE D’OCTON PAUL né le 7/09/1859, décède le 20/11/1943 Médecin colonial, puis Paris en revient à OCTON pour aider à soigner lépidémie de choléra, morts par centaines de 1889 à 1893. Il publie 10 romans ou recueil de nouvelles, plus pamphlets. Trois thèmes : Régionaliste, Psychologie associée à la sexualité, expériences africaines.

 VILMOR JEAN Parolier de nombreuses chansons Clermontaises, « Quand tombent les feuilles », « Premier baiser » et de nombreuses poésies parues sur le Troubadour.

GASTON COMBARNOUS (13/4/1892/ 28/11 1987)

 C’est probablement le premier personnage du Clermontais, non pas  pour sa renommée, bien qu’elle ne soit pas négligeable, mais tout au moins pour l’immensité de son œuvre, éclectique par excellence mais néanmoins toujours de qualité mais aussi pour  tous ses engagements dans la vie civique. Gaston Combarnous  approfondissait tous les sujets auxquels il s’intéressait, recherchait consciencieusement tous leurs aspects » figuratifs, leur origines, les comparatifs expérimentaux ou novateurs  communiquant son savoir, ses découvertes, la devise  qui le caractérise est « SAVOIR FAIRE ET FAIRE SAVOIR « ;

  Il manifestait parfois un caractère  un peu abrupt, tant il défendait avec une intime conviction ses thèses, ou le résultat de ses recherches,  cela lui valut quelques inimitiés, parfois des critiques car de nombreux chercheurs, passionnés deviennent parfois un peu ombrageux, hésitant  parfois à revenir sur leurs positions ou admettre les découvertes des tiers. A son contact de nombreux jeunes  ont été incités  à se lancer dans la recherche géologique (ses travaux sur Mourèze et ses découvertes d’ habitats  préhistoriques (v/ Moureze et les Pierres qui parlent), artistique ( il créa trois opérettes l’Artistic-Club, Téga Lou,Le Petit Poucet à Clermont « Arlequinade  au Clair de lune » ,crée à Montpellier en 1959 , archéologique ( des découvertes  importantes à  Gallia-Liausson- Ceyras ,la Mouline, Aspiran,  Fabrégues, La Madeleine,l’Estagnol Peyre Plantade à Clermont, Bédarieux, St Nazaire sont si nombreuses qu’il en fit un musée qu’il légua aux services officiels) , Toponymiques (nom de lieux qu’il a approfondi savamment puisqu’il  à communiqué ses travaux aux congrès des Sociètés savantes)),  mégalithiques (dolmens,menhirs qu’il découvrit  Adissan,Sûre ,Mauroux, Cisternette, Combefére ….…) (surtout dans le Languedoc et notre région Clermontaise, onomastique…ses traités font autorité dans de nombreux domaines. Pour des raisons de manque de place nous abrégeons ce bref aperçu des domaines intellectuels de notre plus célèbre concitoyen   Il a eu une longue vie vouée à des recherches continuelles et diverses qui ont marqué notre ville, notre région et même la France , nous sélectionnons dans cette abondant oeuvre des livres  et ouvrages qui font  toujours  autorité,  en 1932 :il fit éditer 2 ouvrages de diffusion nationale « Voyage aux pays lilliputiens « Un de 296 pages sur les principautés de MONACO et de LIECHTENSTEIN ,un autre sur Les Vallées d’Andorre (217 pages) ouvrages couronnés à PARIS) Ils furent réédités en 1933 et 1934. En 1938 « La CITE DU VATICAN et ses dépendances, et SAINT MARIN , Ouvrage paru sur l’Illustration de Paris et sur L’ECLAIR de Montpellier mais à  cause de la guerre ne purent être édités. Gaston COMBARNOUS  présenta son ouvrage directement au Pape dans une audience personnelle, ce dernier se souvenait de l’Abbé SAUMADE  (de Clermont)  qu’il venait de citer, auteur d’ un livre sur ST ROCH .  Nous n’énumérons pas  les 34 autres publications,  les centaines d’articles parus sur MIDI LIBRE, L’ECLAIR , LE CLERMONTAIS, LE TROUBADOUR ,L’ILLUSTRATION  et autres opuscules. Il  nous faut signaler  quelques ouvrages régionaux  qui font autorité en la matière: MAMETTE ( 204p) en 1938 réédité en 1971), une suite méridionale d’une qualité d’écriture et d’une sensibilité extrêmes sur la  vie Clermontaise  d’autrefois.

 A ce sujet voilà ce que m’écrivis une ancienne compatriote, aujourd’hui expatriée ( !)  dans l’Aude. « J’ai le regret au cœur de n’avoir pas pu « assez » connaître notre compatriote Gaston COMBARNOUS … avec toute sa sensibilité et l’amour de notre petit royaume .Il est vrai que nul n’est prophète en son pays  et que l’on va chercher bien loin des richesses  à portée de notre main  Paule Lescure née Geysse)…

Une autre publication qui fait autorité est «l’ Index des noms de lieux du Cartulaire de GELLONE)  (1975 édition Chalaguier).  Cette soif de communication, ces recherches, ces publications n’influent  en rien sur son amour, disons immodéré  de sa ville natale, celle dans laquelle il revint toujours après avoir visité l’Afrique du Nord, l’Allemagne, l’Italie, la Suisse, les Pays  Lilliputiens, l’Espagne etc…. Nous avons plaisir à  extraire  dans « Mamette » ces phrases  significatives

« il ne faut jamais briser les liens qui nous attachent à nos pères. Des fils mystérieux enchaînent les générations, les unes aux autres et nous guident à travers les voies obscures  de la destinée.  «  Les vivants  ne représentent qu’un frêle et passagère floraison «  Et l’humanité sans le culte des morts serait comme l’enfant privé  de la chaleur du Foyer »                                   

Ah, si nous pouvions méditer ces paroles, si enfin on sortait notre éminent compatriote d’une certaine  ignorance, pourtant imméritée,  il faudrait lire aussi son chef d’œuvre  édité par Alain CHALAGUIER en 1980 « Au Cœur de l’Hérault « 264 pages, 142 photos, dessins cartes, plans de l’auteur »Il mériterait d’être réédité tant il contient la quintessence du talent de l’auteur.

 En 1984 « Mourèze  ou les Pierres  qui parlent » 192 pages ,122 photos de l’auteur, 22 plans ….

  Faisons  une pause dans ce qui peut être considéré comme une longue litanie bien que raccourcie n’indique pas tout ce qu’il fit dans d’autres domaines..

Né le 13/4/1892, 1 rue Victor HUGO  à CLERMONT (même  lieu de Naissance que René GOSSE et futur domicile de Benjamin VALETTE ; fils de Benjamin COMBARNOUS et Elodie  VILARD . Benjamin  succédât à son père Siméon fabricant et Marchand de chaussures (on disait cordonnier) .

En 1898 , en 6 mois décèdent successivement  ses deux grands pères, sa sœur de 6 ans, sa mère de 32 ans ,  il entra  au collège (en face de sa propre maison)  comme interne ne sortant que les Dimanches et aux vacances, il  y resta jusqu’en 1910, passa  les deux bacs , pour le Bac Philo, ils n’étaient que trois élèves- (Paul BARRAL, le Dr AUBERT et lui-même) En 1911/ 1912 il fait des études à la faculté d’Heideberg (Allemagne) ils étaient deux seuls Français, lui et un nommé PICARD.Le 30 Mars 1912 il quitte l’Allemagne après s’être inscrit à la faculté de droit à  MONTPELLIER. Il fait deux ans de préparation militaire au 2eme génie à Montpellier  et à l’escadron de Lorraine à Nancy Mobilisé , à la déclaration de guerre il est versé dans l’artillerie au 61° régiment de Verdun, au front au bout de 8 jours. Lieutenant en 1917 envoyé en Italie pendant 6 mois  dans une batterie de tir (48 mois de front dont 42 dans des unités de combat .En 1918 il put enfin obtenir sa licence de droit à la Faculté de Montpellier.Le plus déconcertant c’est qu’il fut mobilisé le 24/8/1939, se porta volontaire en Décembre pour les armées (bien qu’âgé de 48 ans, il  participa pendant Cinq semaines  aux opérations en Belgique, Somme, Oise, Marne  au cours desquelles  18 de ses hommes furent tués ou blessés, tout son matériel détruit, un train entier détruit par l’aviation allemande .Le piquant de l’histoire c’est que la seule fois il fut blessé, c’était en 1944  lorsque tout près de lui, à Mourèze , un parachutiste anglais qui s’y abritait avec le maquis  Bir-Hakheim, le blessa accidentellement en maniant un révolver. A Clermont il fut le fondateur et Président du Syndicat d’Initiative de 1936  jusqu’à la mobilisation, il le redevint en 1948 jusqu’en 1973 remplacé par Georges BLANC dans l’Office de Tourisme. Il a contribué avec des hommes de valeur  comme Clovis ROQUES, Charles VIALET, Roger FARRET, TRESSOL, à l’animation , à la promotion nationale et internationale de notre cité qui doit tant à ces pionniers. Après avoir montré dans «  Mamette » le respect dû aux  disparus et le devoir d’honorer leur mémoire , le 4/11/1985, soit deux années avant son décès (le 28/11/87) il fit écrire sur le marbre  du caveau familial (allée droite du cimetière) sa plaque funéraire (voir notre photo) MESTRE D’OBRE DE FELIBRIGE-CIGALE D’OR-DIPLOME D’ETUDES à HEIDEBERG –LICENCIE EN DROIT-LAUREAT DE LA Sté DE GEOGRAPHIE DE PARIS-COLLABORATEUR au C.N.R.S –Président du S.I. pendant 29 ans –On pourrait y voit une forme d’orgueil, alors qu’il avait seulement conscience de la valeur de l’œuvre qu’il léguait aux générations futures bien que les titres de diplômes soient largement incomplets eu égard à ce que nous signalons dans ce mémoire  partiel. Modestement nous exprimons un désir réalisable ajoutons sur sa plaque les mots «   CITOYEN D ’HONNEUR DE LA VILLE DE CLERMONT » et souhaitons que son nom fut donné à une rue de CLERMONT. C’était ,ce fut, la personnalité hors du commun de ce compatriote qui a tant marqué Clermont et qui mérite amplement notre hommage.

Sources : Le Troubadour 1920-1922, archives personnelles

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