LES CHEVAUX AUTREFOIS A CLERMONT L’HERAULT

LE CHEVAL : ANCÊTRE DE L’AUTOMOBILE ET FIDÈLE AMI DE L’HOMME

Au siècle dernier encore, la traction équestre revêtait une grande importance avec toutes sortes de véhicules. Parmi les charrettes (carétas), la plus répandue, celle des cultivateurs, à plateau, tombereau ou à ridelles qui permettait de transporter les outils aratoires : charrues (Lou fourcat), bras de charrue (la rélha), la queue d’Hirondelle (pour couper les végétaux nuisibles), la faux (dailha) , la trinca (outil à pointe) le Bigot, (outil à deux pointes) la  sapa (Houe) et au moment de la récolte les comportes de raisins (samals), les seaux (lou farat ), foins, avoines, les olives, les corbeilles des raisins (œillades, chasselas, servents, madeleines, muscats blancs…). N’oublions pas que la région Clermontaise était un des plus grands producteurs de raisins de table français. Autre modèle du véhicule de nombreux producteurs, « la Jardinière » une voiture légère pour le transport des personnes, des fruits, des olives qui était également utilisée pour des visites à des proches, à l’occasion d’événements (baptêmes, mariages, décès…) absolument nécessaire avant l’apparition de l’automobile.

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SOUVENIRS D’ENFANCE

SOUVENIRS D’ENFANCE…

Les Enfants de la « Plaine* »

Les années 60, les années bonheur ou les enfants de la « plaine » (place de République aujourd’hui) « sévissaient ». Nos activités extrascolaires à cette époque là tournaient autour des trocs et combines en tout genre pour assurer notre solde hebdomadaire. Notre principale activité était la vente de produits récoltés dans les collines surplombant Clermont ; vente de lilas, de poireaux sauvages, d’asperges, d’arbouses, de pommettes à la maison de retraite des sœurs gardes-malades rue Louis Blanc (bibliothèque et école de musique aujourd’hui).Nous aidions également le marchand de volailles Delteil à décharger les volailles vivantes qu’il venait d’acheter dans l’Aveyron.

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CLERMONT DANS LES ANNÉES 1950

CLERMONT L’HERAULT DANS LES ANNÉES 1950

La ville connue dans les années 50 une forte extension des habitations. Ici les premières habitations qui sont aujourd’hui de petits H.L.M. Au fond  à droite, le cimetière qui est aujourd’hui entouré par une école, une dizaine d’H.L.M tour et d’un supermarché.  A l’origine il y avait  des vignes.

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L’ANIMAL TOTEMIQUE DE CLERMONT L’HERAULT

LE CHEVAL BAYARD

II s’agissait d’un mannequin figurant sur un cheval monté par 4 cavaliers armés. Il dissimulait sous sa jupe recouverte de vraie peau, comme pour le Cheval de Troie plusieurs porteurs. Il était sorti pour toutes les fêtes votives, et autour de lui les gentes demoiselles clermontaises, vêtues du costume traditionnel, dansaient les danses lan­guedociennes, en particulier celle des Treilles.

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OLARGUES, un des plus beaux village de France

OLARGUES

Dès l’origine, le piton rocheux d’Olargues résista aux eaux du Jaur et força les envahisseurs à le contourner. Le donjon du château féodal construit au XIIème siècle  domine fièrement la vallée, solidement planté sur la cime du roc. Dernier mais solide vestige de la place forte qui fût rasée en 1629, sur les ordres du Cardinal de Richelieu, ainsi que le furent la plupart des fortifications érigées en ce Languedoc indocile et farouchement indépendant.

Bien avant ce démantèlement,  Olargues et sa région avaient été colonisés par les Romains, et la cité avait été incorporée dans la ligne des avants postes plantés à la limite de la province Narbonnaise, face aux turbulentes tribus des Gaulois Arvernes. Puis, après le déclin de la paisible civilisation Gallo-romaine, Olargues avait vu passer toutes les invasions barbares qui toutes empruntaient ce couloir facile, des vallées de l’Orb et du Jaur, route naturelle de Bédarieux à Saint Pons. En 476, les Wisigoths plantèrent leurs tentes dans la région qui les séduit c’est pour cela qu’ils ne la quittèrent plus !

Au début du VIIIème siècle les Sarrasins (ou Maures) firent bien une incursion dans cette région, mais ne s’y attachèrent point, laissant néanmoins  une petite colonie à Mauroul .

Ce n’est qu’au XIIème siècle que fût bâti le château-fort d’Olargues, et les fortifications de la ville au XIIIème. De ces dernières il reste peu de traces sauf les portes du Baux et la porte Neuve. Et bien entendu les ruelles montantes du pont du Diable jusqu’à l’enceinte de la citadelle. Ce pont du diable aux origines imprécises qui depuis sept siècles franchit les eaux du Jaur d’une seule enjambée.

 Mais hélas, le suzerain de la cité d’Olargues, se trouvait être par le biais des coutumes féodales, vassal du Vicomte de Minerve, lequel était aussi le vassal de Raymond Trencavel Vicomte de Carcassonne ce qui lui valut, durant la croisade lancée contre les Albigeois de voir son château assiégé et pris par les troupes de Simon de Montfort en 1210.

Ce n’est semble-t-il qu’après quelques siècles de paix relative que l’histoire retrouve Olargues durant le XVIème, quand les guerres de religions déchirèrent particulièrement le Midi de la France.

Le château et la cité passèrent successivement aux mains des papistes et des calvinistes, qui finirent tous, sous un étendard religieux, par n’être plus que des bandes de pillards redoutés des pauvres gens. Et l’on retrouve dans la région la trace d’un sinistre capitaine Pierre qui s’illustra dans le pillage organisé. Tout se termina,  en 1629 lorsque les troupes de Louis XIII envahirent tout le Languedoc et rasèrent les fortifications derrière lesquelles se retranchait la population .

 Pendant la Révolution, Olargues devint chef lieu de Canton, titre que la ville a conservé depuis. Petit chef lieu, 570 habitants, d’un grand canton regroupant 13 communes, parsemées sur les coteaux tournées vers les vignobles du Biterrois, et produisant des crus renommés, comme Roquebrun, Berlou, Vieussan, Ferrières, classés sous l’appellation AOC St Chinian.

D’autres bâties sur les rives de l’Orb et du Jaur : Colombières, Mons la Trivalle, Saint Etienne d’Albagnan, Prémian. D’autres enfin accrochés aux flancs de l’Espinousse ou du Caroux et qui se nomment Saint Martin de l’Arçon, Saint Julien d’Olargues, Saint Vincent d’Olargues, Cambon et Salvergues. Tout le canton est donc composé de villages ou de hameaux bien typés, avec des vestiges (ponts, chapelles médiévales……)g

copyright photo et texte, p hernandez 2016

LE CHATEAU DES GUILHEM DE CLERMONT L’HERAULT

LE CHATEAU DES GUILHEM DE CLERMONT

Pour des raisons de sécurité, le château est pour l’instant fermé au public

La première enceinte fortifiée de la ville ; toujours visible à ce jour, se trouve sur la colline de la Ramasse (mont Caylus), il s’agissait d’un oppidum qui permettait d’assurer une surveillance sur tout l’environnement de Clermont. L’oppidum de la Ramasse fut occupé de moins 450 à moins 118 avant Jésus Christ.

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NOTRE DAME DE GORJAN

NOTRE DAME DE GORJAN

CLERMONT L’HERAULT

Les Bénédictines qui avaient fondé en 1356 un monastère autour de la chapelle actuelle de l’hôpital en furent chassées par les calvinistes en 1561.

En 1580 elles revinrent à Clermont pour fonder un nouveau monastère dans le quartier du Pioch, par fidélité à leur monastère d’origine, elles lui donnèrent le nom de Notre Dame de Gorjan bien que le tènement de GORJAN (ou GOURJO) soit à l’opposé sur la colline qui surmonte l’hôpital actuel.

Elles battirent sur ces pentes escarpées un solide édifice, en utilisant les fondations anciennes d’un bâtiment, probablement l’ancienne église du Pioch à l’intérieur du mur d’enceinte. Les gestes des vandales ont permis d’apercevoir derrière l’autel de Ste Philomène, des supers structures romanes qui apporteraient en cas de recherches archéologiques une confirmation à cette hypothèse.

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NOTRE DAME DE CONSOLATION

NOTRE DAME DE CONSOLATION

(édifice privé, défense d’y pénétrer)

CLERMONT L’HERAULT

La colline de Gourjo par sa position stratégique connut divers habitants gaulois. Le premier habitat clermontais se situa sur la colline de la Ramasse puis la ville gallo-romaine se situa à Peyre Plantande avant de rejoindre la colline du Puech Castel. Il y avait d’autres lieux habités dont un sur le tènement de Gourjo. Sur ce tènement fut construit la première église de Clermont, Saint Etienne de Gorjan (chapelle de l’hôpital).

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Les anciennes églises de Clermont l’Hérault

LES ANCIENNES EGLISES DE CLERMONT L’HERAULT

Nous avons eu l’occasion de faire des recherches sur les lieux indiqués mais également sur la  véritable origine de la fondation de ces églises. Nous avons eu ainsi la joie de retrouver la trace  de quelques édifices souvent inconnus, mais néanmoins encore visibles  à ceux qui voudront bien les découvrir, nous avons recherché leur véritable origine. Ce fut, parfois émouvant de s’approcher de ces ruines, autrefois édifices qui  montrent ainsi l’expression de la foi profonde  exprimée par nos anciens compatriotes.  Voila une occasion de promenade et de découvertes pour ceux qui s’intéressent à notre passé.  Ces recherches complémentaires  sur la date de fondation de certains de ces édifices  nous ont apporté  parfois des probabilités de datations, antérieures  à celles reconnues précédemment  ce qui ouvre des perspectives intéressantes  pour des chercheurs qui voudraient combler ce  vide étrange dans l’histoire  de la cité Clermontaise  de prés de DIX SIECLES !    Une  lecture attentive de ce testament de ST FULCRAN ( Cartulaire de Lodève ) daté du 4 février 988  , et qui fait autorité en la matière  nous a apporté la preuve  qu’ à cette date existait déjà une villa dite  de ROGATIS ( ROUGAS)  contenant une manse (1).

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Les orgues de l’église Saint-Paul

LES ORGUES DE L’EGLISE SAINT PAUL DE CLERMONT L’HERAULT

Le grand Orgue de tribune :

Avant 1835, l’église Saint Paul ne possédait aucun orgue, du moins, il n’y en en aucune trace dans les archives. En 1835, le curé Sébastien Tailhan et le Conseil de Fabrique de l’église décidèrent d’acheter un orgue d’occasion pour « animer » musicalement les offices religieux. Il fut livré en juillet 1835 et coûta 5 000 francs. L’église n’était pas prédisposée telle qu’elle à accueillir un orgue et il fallut faire quelques aménagements pour son installation. La tribune fut complétée par une balustrade ainsi qu’une « boiserie d’orgue ». Il fallut acheter des tuyaux supplémentaires pour compléter l’orgue et payer le facteur venu remonter l’instrument. C’est la « Fabrique » qui s’occupait de gérer financièrement l’instrument pour son entretien annuel, l’organiste et le souffleur. L’origine de l’instrument n’est pas certaine. L’orgue proviendrait du Collège de Tournon-sur-Rhône. Les orgues de Tournon-sur-Rhône (collège et surtout collégiale) portent les stigmates du travail d’un facteur d’orgue d’origine Suisse. Or, la tuyauterie d’origine de l’orgue de notre église a des similitudes avec les techniques pratiquées par ces facteurs Suisses au XVIII°siècle. Il est donc fort possible que des morceaux d’orgue de la collégiale de Tournon-sur-Rhône non réutilisés lors de sa restauration servirent pour construire l’orgue de Saint Paul. L’orgue va être remonté par un facteur d’orgue héraultais André Laffon. Des artisans locaux créèrent la tuyauterie manquante, construisirent le buffet (presque achevé en avril 1836) ainsi que la balustrade de la tribune. En avril 1836, l’orgue n’est pas complètement monté, et l’organiste n’est pas encore nommé. L’organiste était payé environ 300 francs par an

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