LES ANCIENS METIERS

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LES ANCIENS METIERS

LA POTERIE

Nous n’avons que peu de renseignements sur le nombre et l’identité des  potiers .Ils étaient appelés à Clermont orjoliers (fabricants d’orcholets -cruches) ou taraillers (de terailles poteries plus resistantes au feu,dénommées plus tard vaisselle).
Etaient-ils les successeurs des célèbres fabriques de poterie d’Aspiran romaines et gauloises, avaient ils émigré de St Jean de Fos, comme ce fut plus tard le cas du père de Jean-Antoine PEYROTTES nous en trouvons trace en 1450 , en 1745 nous en découvrons cinq :Louis Gaussinel, Marc Sartre, Antoine Delaye, Antoine Cros, Jean Raymond en 1846 . Peyrottes (aussi fécond en poteries qu’en poésies), fabriqua 13700 pièces et son confrère Eugéne Coste 12500. En 1883 c’est un Sabatier,probablement l’ancêtre de Sabatier qui avant la guerre de  1940 était grossiste en vaisselle qui fit des poteries .Le dernier potier Clermontais a été Maury qui avait son atelier dans l’impasse de la rue de la Croix Rouge. Nous ne pouvons résister au plaisir de citer le texte de J.A. PEYROTTES (écrivain et poète clermontais).

     « Fils d’un potier, potier moi-même, je manie depuis l’enfance l’argile et l’argile sous mes doigts devient
                pot,vase ou cuvette. Plût au Ciel que toutes mes heures et tous mes soins fussent consacrés à la poterie,
                mais une riante enchanteresse s’est emparée de moi et fait mon supplice, elle me tourmente le jour et
                la nuit,quand j’aurais besoin de repos, elle me tourmente encore « .

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OLARGUES, un des plus beaux village de France

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OLARGUES

Dès l’origine, le piton rocheux d’Olargues résista aux eaux du Jaur et força les envahisseurs à le contourner. Le donjon du château féodal construit au XIIème siècle  domine fièrement la vallée, solidement planté sur la cime du roc. Dernier mais solide vestige de la place forte qui fût rasée en 1629, sur les ordres du Cardinal de Richelieu, ainsi que le furent la plupart des fortifications érigées en ce Languedoc indocile et farouchement indépendant.

Bien avant ce démantèlement,  Olargues et sa région avaient été colonisés par les Romains, et la cité avait été incorporée dans la ligne des avants postes plantés à la limite de la province Narbonnaise, face aux turbulentes tribus des Gaulois Arvernes. Puis, après le déclin de la paisible civilisation Gallo-romaine, Olargues avait vu passer toutes les invasions barbares qui toutes empruntaient ce couloir facile, des vallées de l’Orb et du Jaur, route naturelle de Bédarieux à Saint Pons. En 476, les Wisigoths plantèrent leurs tentes dans la région qui les séduit c’est pour cela qu’ils ne la quittèrent plus !

Au début du VIIIème siècle les Sarrasins (ou Maures) firent bien une incursion dans cette région, mais ne s’y attachèrent point, laissant néanmoins  une petite colonie à Mauroul .

Ce n’est qu’au XIIème siècle que fût bâti le château-fort d’Olargues, et les fortifications de la ville au XIIIème. De ces dernières il reste peu de traces sauf les portes du Baux et la porte Neuve. Et bien entendu les ruelles montantes du pont du Diable jusqu’à l’enceinte de la citadelle. Ce pont du diable aux origines imprécises qui depuis sept siècles franchit les eaux du Jaur d’une seule enjambée.

 Mais hélas, le suzerain de la cité d’Olargues, se trouvait être par le biais des coutumes féodales, vassal du Vicomte de Minerve, lequel était aussi le vassal de Raymond Trencavel Vicomte de Carcassonne ce qui lui valut, durant la croisade lancée contre les Albigeois de voir son château assiégé et pris par les troupes de Simon de Montfort en 1210.

Ce n’est semble-t-il qu’après quelques siècles de paix relative que l’histoire retrouve Olargues durant le XVIème, quand les guerres de religions déchirèrent particulièrement le Midi de la France.

Le château et la cité passèrent successivement aux mains des papistes et des calvinistes, qui finirent tous, sous un étendard religieux, par n’être plus que des bandes de pillards redoutés des pauvres gens. Et l’on retrouve dans la région la trace d’un sinistre capitaine Pierre qui s’illustra dans le pillage organisé. Tout se termina,  en 1629 lorsque les troupes de Louis XIII envahirent tout le Languedoc et rasèrent les fortifications derrière lesquelles se retranchait la population .

 Pendant la Révolution, Olargues devint chef lieu de Canton, titre que la ville a conservé depuis. Petit chef lieu, 570 habitants, d’un grand canton regroupant 13 communes, parsemées sur les coteaux tournées vers les vignobles du Biterrois, et produisant des crus renommés, comme Roquebrun, Berlou, Vieussan, Ferrières, classés sous l’appellation AOC St Chinian.

D’autres bâties sur les rives de l’Orb et du Jaur : Colombières, Mons la Trivalle, Saint Etienne d’Albagnan, Prémian. D’autres enfin accrochés aux flancs de l’Espinousse ou du Caroux et qui se nomment Saint Martin de l’Arçon, Saint Julien d’Olargues, Saint Vincent d’Olargues, Cambon et Salvergues. Tout le canton est donc composé de villages ou de hameaux bien typés, avec des vestiges (ponts, chapelles médiévales……)g

copyright photo et texte, p hernandez 2016

LES SURNOMS DES CLERMONTAIS

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LES SURNOMS DES CLERMONTAIS

Les  surnoms furent jusqu ‘au XII° siècle la seule appellation des individus, pourtant ils ne tombèrent pas en désuétude car encore aujourd’hui ils sont utilisés.Ils ont plutôt un caractère moqueur mais jusqu’au siècle précédent s’ajouta l’obligation de différencier des frères, sœurs, cousins, cousines par une particularité quelconque qui ne manque pas de saveur, grâce à l’esprit très observateur et ironique de nos anciens.

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L’ECLAIRAGE D’ANTAN A CLERMONT L’HERAULT

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L’ECLAIRAGE D’ANTAN

Nous ne remonterons pas aux antiques lanternes qui fonctionnaient à l’huile, en 1772 des lanternes étaient installées dans certaines rues, elles étaient données à bail, le bailleur qui outre la fourniture de tous les ingrédients, huile, mèches, devrait les garnir tous les jours, entretenir boites et cordages et tenu à les éclairer sauf les 6 jours mensuels de pleine lune . Il y eut ensuite l’éclairage à l’acétylène, (produit par le contact de l’eau avec le carbure de calcium (1) qui s’ajoutait à celui ancestral des quinquets et des bougies, qui existent encore (2) et des lampes à pétrole, vers la fin du 19ème siècle.

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L’OCTROI A CLERMONT L’HERAULT

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 L’OCTROI A CLERMONT L’HERAULT

Notre génération n’a connu que celui qui était à l’entrée de Montpellier (aujourd’hui Château d’eau) lorsque le «gabébu» (dérivé de Gabelle, l’impôt moyenâgeux) nous demandait de déclarer et payer pour l’alcool et certaines denrées, mais en 1872 il y en avait 7 à Clermont.

I)                    après N.D. du Peyrou,

II)                  Col de Gajo (Avenue de Lodève),

III)                Avenue de Lacoste, après le mas Marquez ,

IV)                Avenue de Montpellier (métairie de Marreaud),

V)                  Pont d’Ancely, Avenue de Brignac,  

VI)               Avenue de Canet (Mas de Coulet),

VII)             Avenue de Pézénas, baraque du Cordier

 Plus un bureau de l’Octroi dans le centre de la commune, ouvert tous les jours de 7h à 20h (en été de 5h à 20h). Objets à déclarer : tous ceux préparés, fabriqués et récoltés dans le rayon de l’Octroi, mais aussi les Passe-debout (marchandises en transit, celle traversant la localité, celles mises en vente au marché (versement d’une caution partiellement remboursée pour celles invendues, plus paiement d’un droit d’escorte pour voitures ou convois d’animaux qui doivent être surveillés pendant leur temps de passage.

Droit de consignes : Boeuf et Taureaux : 15 F par tête;Vaches et Génisses :12 F;Veaux : 10 F; Moutons et Brebis 2 F; Chèvres et Chevreaux :1 F; Porcs et Sangliers : 7 F

Les combustibles et matières premières à employer dans les établissements industriels, dans les manufactures de ‘Etat, chemins de fer, étaient dis­pensés d’octroi. D’autres dispositions, telles l’obligation de laisser faire le contrôle des contributions directes et indirectes, celles des douanes, ainsi qu’un tarif sur les boissons et liquides, tous les comestibles, à titre d’exemple Alcool et Faux de Vie :4 Frs l’hecto, Bière : 7 Frs.

En 1872, la borne était au Pont du Passant, mais le 21 Février 1885, le Maire de Clermont Ronzier Joly Pêre, la fit déplacer au premier pont, celui du Rieupérigne, ce qui contraignit l’usine de «Limousines» (Cape de cadis – gros drap) du Moulin de Cot de payer l’octroi pour toute sa fabri­cation qui ne pouvait passer que par là. Un procès retentissant permit à M. COT de gagner le 27/I/I 887 contre le Maire, ce qui lui donna l’occasion de publier un libellé triomphant. Les libellés étaient, à cette époque là, très fréquents.

Article de Blaise Gallego

LE CRIEUR PUBLIC DE CLERMONT L’HERAULT

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LE CRIEUR PUBLIC DE CLERMONT L’HERAULT

 

Le crieur public appelé aussi « le précon » ou « appariteur »

Ce nom apparemment irrévérencieux vient de «préconiser» (1321) du bas-latin «Préconizare», «publier». C’était probablement le personnage le plus connu car pratiquement tous les jours, il sillonnait les rues de la ville, s’arrêtant 35 fois pour dire et redire son ou ses annonces. A Clermont il fit office de concierge de la Mairie à partir de 1936. Notre Clermontais, Emile Fabreguettes, qui avait succédé à Ismaèl Jeanjean en 1929, puis remplacé par son fils André en 1955 et en 1987 s’acheva cette honorable profession, héritière des veilleurs de nuit moyenâgeux qui tranquillisait, les habitants, dans leur ronde nocturne.

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UNE VILLE D’EAU

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CLERMONT L’HERAULT, UNE VILLE D’EAU

La ville de Clermont et ses alentours regorgent depuis des millénaires de sources dont la plupart n’existent plus de nos jours. Autour de Clermont on peut citer l’habitat Romain du supposé Forum Néronis ou les tènements de Peyre-Plantade et Le Canourgue (IO ha), L’Estagnol, le piémont de la Colline de Gorjan, St Peyre, Quintarié, Fouscaïs, La Madeleine, Le Devant de Ceyras, Les Clavelières , s’étendant sur une quarantaine d’hectares.Cet habitat, relativement important, confirmé par les anciennes et récentes découvertes archéologiques est manifestement appuyé sur un étang important (l’Estagnol), et la présence de nombreux puits, d’aqueducs souterrains sur une très grande superficie. Donc indéniablement basé sur la présence importante de points d’eau.

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LES ANCIENS LAVOIRS DE CLERMONT L’HERAULT

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LES ANCIENS LAVOIRS DE LA VILLE

Ceux qui n’avaient pas leurs  » piles  » personnelles, dans leurs jardins ou enclos, allaient dans ces lavoirs publics, où parfois il était difficile d’avoir accès dans la journée. C’est ainsi qu’un ancien m’a raconté qu’il gardait le souvenir de ces soirées d’hiver où il accompagnait sa mère, quand il fallait casser la fine couche de glace pour mettre le linge dans la pile de lavage avant de le rincer dans la pile à rinçage à côté. Pour rendre le linge plus blanc, on le mettait dans une lessiveuse, ajoutant des cristaux et de la cendre de cheminée, et l’on chauffait le tout avec du charbon de bois, c’était dans les années 30 et peu de maisons avaient l’eau à domicile, il fallait aller la chercher aux fontaines ou autres points d’eau.

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L’INDUSTRIE DRAPIERE A CLERMONT L’HERAULT

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L’INDUSTRIE DRAPIERE

Clermont a toujours été une cité dynamique qui ne s’est pas contentée du prestige apporté  par ses illustres personnages. Ce dynamisme s’est surtout manifesté par une disposition exceptionnelle à s’adapter aux vicissitudes diverses contraignantes mais néanmoins surmontées. La plaine qui s’étale au pied des avants monts qui font à Clermont une ceinture de collines boisées ou caillouteuses formant un délicat vallon, ne pouvait que prédisposer à une production agricole naturelle. Mais  une autre particularité géographique a  inspiré l’ingéniosité des Clermontais pour en tirer parti, c’était le fait que les routes importantes du Bas-Languedoc se croisaient sur son territoire au point d’en faire un carrefour important, une aire de repos avant d’attaquer les rudes côtes du Larzac, de l’Escandorgue et de la Montagne Noire. Les romains, fameux pionniers et aménageurs y établirent naturellement le croisement de leurs célèbres routes,encore visibles aujourd’hui. On en trouve des preuves dans les vieux chemins dits  » de Clermont » jusque dans la vallée de l’Orb,chemin de St Gervais à Clermont, Chemin de la Vacquerie à Clermont.

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