LES ANCIENS COMMERCES DU CENTRE VILLE

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LES ANCIENS COMMERCES DU CENTRE VILLE

Le quartier de la Frégère :

Il est de la «  FREGERE » s’appliquait à tous ceux qui y vivaient mais aussi à ceux des rues voisines (Liberté, Egalité, Fraternité, des Tiradous, des Rames, des Etendoirs, du Pont du Génie, des Grenadiers, Chemin de la République). Cette artère, encore très parcourue était la voie Romaine depuis des temps immémoriaux. Cette voie traversait notre cité, cheminait tout le long de la rue Croix Rouge, traversait le plan de l’église, continuait jusqu’à la Porte du Ronel ( dite VERNY au 19°siècle) qui donnait accès au Pont Romain (Rue Arago), elle rejoignait la Route (Voie Domitienne) de Beaucaire à Vieille Toulouse  et la « route Nationale » par le Chemin de Servières (dérivé du latin « cervus » lieu de cerfs) à destination de LUTECE(PARIS) en passant par LODEVE(ex LUTEVA )Cette rue était aussi la plus importante artère commerçante de CLERMONT avant que ne se développe la Rue Nationale à la fin du XIX° (ex Royale,Impériale) qui attira plus tard la clientèle des quartiers bas, et des villages avoisinants, venant au fil des ans, en charrettes, guimbardes, jardinières, coches, diligences, américaines ,et puis les usagers du Chemin de Fer. Nous découvrons la présence dans la période d’avant guerre, d’une trentaine d’entreprises dont plus importante entreprise de Clermont à cette époque l’ usine de drap LUGAGNE/DELPON (115 emplois, aujourd’hui bureaux de la SOCAH)

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LES ANCIENS ET METIERS

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LES ANCIENS METIERS

LA POTERIE

Nous n’avons que peu de renseignements sur le nombre et l’identité des  potiers .Ils étaient appelés à Clermont orjoliers (fabricants d’orcholets -cruches) ou taraillers (de terailles poteries plus resistantes au feu,dénommées plus tard vaisselle).
Etaient-ils les successeurs des célèbres fabriques de poterie d’Aspiran romaines et gauloises, avaient ils émigré de St Jean de Fos, comme ce fut plus tard le cas du père de Jean-Antoine PEYROTTES nous en trouvons trace en 1450 , en 1745 nous en découvrons cinq :Louis Gaussinel, Marc Sartre, Antoine Delaye, Antoine Cros, Jean Raymond en 1846 . Peyrottes (aussi fécond en poteries qu’en poésies), fabriqua 13700 pièces et son confrère Eugéne Coste 12500. En 1883 c’est un Sabatier,probablement l’ancêtre de Sabatier qui avant la guerre de  1940 était grossiste en vaisselle qui fit des poteries .Le dernier potier Clermontais a été Maury qui avait son atelier dans l’impasse de la rue de la Croix Rouge. Nous ne pouvons résister au plaisir de citer le texte de J.A. PEYROTTES (écrivain et poète clermontais).

     « Fils d’un potier, potier moi-même, je manie depuis l’enfance l’argile et l’argile sous mes doigts devient
                pot,vase ou cuvette. Plût au Ciel que toutes mes heures et tous mes soins fussent consacrés à la poterie,
                mais une riante enchanteresse s’est emparée de moi et fait mon supplice, elle me tourmente le jour et
                la nuit,quand j’aurais besoin de repos, elle me tourmente encore « .

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LES SURNOMS DES CLERMONTAIS

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LES SURNOMS DES CLERMONTAIS

Les  surnoms furent jusqu ‘au XII° siècle la seule appellation des individus, pourtant ils ne tombèrent pas en désuétude car encore aujourd’hui ils sont utilisés.Ils ont plutôt un caractère moqueur mais jusqu’au siècle précédent s’ajouta l’obligation de différencier des frères, sœurs, cousins, cousines par une particularité quelconque qui ne manque pas de saveur, grâce à l’esprit très observateur et ironique de nos anciens.

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L’ECLAIRAGE D’ANTAN

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L’ECLAIRAGE D’ANTAN

Nous ne remonterons pas aux antiques lanternes qui fonctionnaient à l’huile, en 1772 des lanternes étaient installées dans certaines rues, elles étaient données à bail, le bailleur qui outre la fourniture de tous les ingrédients, huile, mèches, devrait les garnir tous les jours, entretenir boites et cordages et tenu à les éclairer sauf les 6 jours mensuels de pleine lune . Il y eut ensuite l’éclairage à l’acétylène, (produit par le contact de l’eau avec le carbure de calcium (1) qui s’ajoutait à celui ancestral des quinquets et des bougies, qui existent encore (2) et des lampes à pétrole, vers la fin du 19ème siècle.

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L’OCTROI

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 L’OCTROI A CLERMONT

Notre génération n’a connu que celui qui était à l’entrée de Montpellier (aujourd’hui Château d’eau) lorsque le «gabébu» (dérivé de Gabelle, l’impôt moyenâgeux) nous demandait de déclarer et payer pour l’alcool et certaines denrées, mais en 1872 il y en avait 7 à Clermont.

I)                    après N.D. du Peyrou,

II)                  Col de Gajo (Avenue de Lodève),

III)                Avenue de Lacoste, après le mas Marquez ,

IV)                Avenue de Montpellier (métairie de Marreaud),

V)                  Pont d’Ancely, Avenue de Brignac,  

VI)               Avenue de Canet (Mas de Coulet),

VII)             Avenue de Pézénas, baraque du Cordier

 Plus un bureau de l’Octroi dans le centre de la commune, ouvert tous les jours de 7h à 20h (en été de 5h à 20h). Objets à déclarer : tous ceux préparés, fabriqués et récoltés dans le rayon de l’Octroi, mais aussi les Passe-debout (marchandises en transit, celle traversant la localité, celles mises en vente au marché (versement d’une caution partiellement remboursée pour celles invendues, plus paiement d’un droit d’escorte pour voitures ou convois d’animaux qui doivent être surveillés pendant leur temps de passage.

Droit de consignes : Boeuf et Taureaux : 15 F par tête;Vaches et Génisses :12 F;Veaux : 10 F; Moutons et Brebis 2 F; Chèvres et Chevreaux :1 F; Porcs et Sangliers : 7 F

Les combustibles et matières premières à employer dans les établissements industriels, dans les manufactures de ‘Etat, chemins de fer, étaient dis­pensés d’octroi. D’autres dispositions, telles l’obligation de laisser faire le contrôle des contributions directes et indirectes, celles des douanes, ainsi qu’un tarif sur les boissons et liquides, tous les comestibles, à titre d’exemple Alcool et Faux de Vie :4 Frs l’hecto, Bière : 7 Frs.

En 1872, la borne était au Pont du Passant, mais le 21 Février 1885, le Maire de Clermont Ronzier Joly Pêre, la fit déplacer au premier pont, celui du Rieupérigne, ce qui contraignit l’usine de «Limousines» (Cape de cadis – gros drap) du Moulin de Cot de payer l’octroi pour toute sa fabri­cation qui ne pouvait passer que par là. Un procès retentissant permit à M. COT de gagner le 27/I/I 887 contre le Maire, ce qui lui donna l’occasion de publier un libellé triomphant. Les libellés étaient, à cette époque là, très fréquents.

Article de Blaise Gallego

LE CRIEUR PUBLIC

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LE CRIEUR PUBLIC

Le crieur public appelé aussi « le précon » ou « appariteur »

Ce nom apparemment irrévérencieux vient de «préconiser» (1321) du bas-latin «Préconizare», «publier». C’était probablement le personnage le plus connu car pratiquement tous les jours, il sillonnait les rues de la ville, s’arrêtant 35 fois pour dire et redire son ou ses annonces. A Clermont il fit office de concierge de la Mairie à partir de 1936. Notre Clermontais, Emile Fabreguettes, qui avait succédé à Ismaèl Jeanjean en 1929, puis remplacé par son fils André en 1955 et en 1987 s’acheva cette honorable profession, héritière des veilleurs de nuit moyenâgeux qui tranquillisait, les habitants, dans leur ronde nocturne.

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UNE VILLE D’EAU

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CLERMONT L’HERAULT, UNE VILLE D’EAU

La ville de Clermont et ses alentours regorgent depuis des millénaires de sources dont la plupart n’existent plus de nos jours. Autour de Clermont on peut citer l’habitat Romain du supposé Forum Néronis ou les tènements de Peyre-Plantade et Le Canourgue (IO ha), L’Estagnol, le piémont de la Colline de Gorjan, St Peyre, Quintarié, Fouscaïs, La Madeleine, Le Devant de Ceyras, Les Clavelières , s’étendant sur une quarantaine d’hectares.Cet habitat, relativement important, confirmé par les anciennes et récentes découvertes archéologiques est manifestement appuyé sur un étang important (l’Estagnol), et la présence de nombreux puits, d’aqueducs souterrains sur une très grande superficie. Donc indéniablement basé sur la présence importante de points d’eau.

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LES ANCIENS LAVOIRS DE LA VILLE

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LES ANCIENS LAVOIRS DE LA VILLE

Ceux qui n’avaient pas leurs  » piles  » personnelles, dans leurs jardins ou enclos, allaient dans ces lavoirs publics, où parfois il était difficile d’avoir accès dans la journée. C’est ainsi qu’un ancien m’a raconté qu’il gardait le souvenir de ces soirées d’hiver où il accompagnait sa mère, quand il fallait casser la fine couche de glace pour mettre le linge dans la pile de lavage avant de le rincer dans la pile à rinçage à côté. Pour rendre le linge plus blanc, on le mettait dans une lessiveuse, ajoutant des cristaux et de la cendre de cheminée, et l’on chauffait le tout avec du charbon de bois, c’était dans les années 30 et peu de maisons avaient l’eau à domicile, il fallait aller la chercher aux fontaines ou autres points d’eau.

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